
L’aménagement d’une cafétéria d’entreprise commence par le déjeuner : en deux heures, la salle doit accueillir l’essentiel des convives sans file d’attente ni brouhaha. Le reste de la journée, elle peut servir de café, de lieu de travail ou de salle de réunion. Nous concevons l’ensemble, du calcul du nombre de places à l’acoustique, fabriquons dans notre usine les kitchenettes, les comptoirs, les tables et les banquettes, et proposons les équipements de cuisine. Sièges sociaux, sites industriels, aéroport, hôtels, établissements publics : voici comment nous abordons chaque cafétéria.
12h20, un mardi. La file s’allonge devant deux fours à micro-ondes, les plateaux cherchent une place, les conversations couvrent tout. Une partie de l’équipe renonce et remonte déjeuner devant son écran. À 15h, la même salle est vide. Cette scène, nous la retrouvons sur beaucoup de sites : une cafétéria d’entreprise reçoit l’essentiel de sa fréquentation entre 11h45 et 14h, puis reste inoccupée, comme beaucoup de salles de réunion. Nous travaillons donc deux temps : réussir le service du midi, puis donner aux équipes une raison d’y venir le reste de la journée.
Café du matin, rendez-vous rapides, travail au calme sur une table haute ou une banquette.
Le déjeuner, en un ou plusieurs services : réchauffer, s’asseoir, se parler, débarrasser.
Réunion d’équipe, formation, plénière, afterwork ou accueil d’un événement client.
La pause du midi pèse plus qu’on ne le croit. Selon le baromètre Uxplorer Food Futur cité par Workplace Magazine, 64 % des répondants y voient une respiration dans leur journée, et 73 % des entreprises réfléchissent à l’aménagement de leurs espaces de restauration. La cafétéria devient l’un des rares lieux où tout le monde se croise, et un argument concret pour revenir au bureau.
Elle se distingue du coin café entreprise, pensé pour la pause courte au plus près des postes. La cafétéria accueille le repas, avec ses flux, ses kitchenettes et ses obligations réglementaires.
Le nombre de places se calcule à partir de la présence réelle, et non de l’effectif total. Avec le travail hybride, la présence varie selon les jours, et tous les présents ne déjeunent pas sur place. Pour l’aménagement d’une cafétéria d’entreprise, nous partons de trois chiffres que vous connaissez :
Places = effectif présent × part qui déjeune sur place ÷ nombre de services. Exemple : 300 personnes présentes, dont 70 % déjeunent sur place, en deux services, demandent 105 places. Sur nos projets, nous comptons 1,5 à 2 m² par convive dans la salle, soit ici 160 à 210 m², puis nous ajoutons la kitchenette et les points de réchauffage.
Les équipements se calculent sur l’effectif total du site. Le Code du travail impose un robinet d’eau potable pour dix usagers. Nous prévoyons un four à micro-ondes pour 10 à 15 salariés, répartis sur plusieurs îlots : alignés contre un seul mur, ils concentrent toute l’attente au même endroit, à la même minute.
La règle d’or : dimensionnez la cafétéria sur le jour le plus chargé. Une salle trop petite ce jour-là renvoie les équipes déjeuner à leur poste, une habitude que le Code du travail interdit en principe.
La restauration du personnel relève du Code du travail, et les obligations dépendent de l’effectif de l’établissement :
La DREETS détaille ces règles. S’y ajoute, depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets, obligatoire pour tous les professionnels. Si la salle reçoit aussi du public ou des événements extérieurs, les règles des établissements recevant du public s’appliquent en plus.
Ces règles fixent un minimum. Elles ne disent rien du bruit, de l’attente ou de la lumière, qui décident pourtant si une salle se remplit ou se vide : c’est là que se joue l’aménagement.
À retenir : l’aménagement d’une cafétéria d’entreprise se cale sur l’effectif de chaque établissement. Un site de 60 salariés doit son local de restauration, quelle que soit la taille du groupe auquel il appartient.

Trois formules reviennent dans nos projets d’aménagement d’une cafétéria d’entreprise. Elles n’appellent ni la même surface technique, ni les mêmes partenaires, et le choix se fait avant le premier plan.
| Critère | Salle de repas équipée | Cafétéria | Restaurant d’entreprise |
|---|---|---|---|
| Repas | Apportés et réchauffés sur place | Offre traiteur, snacking, plats réchauffés | Cuisinés sur place |
| Équipements clés | Micro-ondes, réfrigérateurs, points d’eau | Comptoir, vitrines réfrigérées, kitchenette | Cuisine, ligne de self, laverie |
| Exploitation | Par les salariés eux-mêmes | Traiteur ou prestataire | Société de restauration |
| Rotation | Souvent un service | Un à deux services | Deux services ou plus |
| Point de vigilance | Attente aux micro-ondes | Flux entre comptoir et places | Retour des plateaux |
| Notre part | Kitchenette, tables, assises | Kitchenette, comptoirs, tables, banquettes | Cuisine équipée, distribution, salle de restauration |
Dans les trois cas, nous concevons la kitchenette et l’agencement de la salle. En tant que fabricant de mobilier professionnel, nous les produisons dans notre usine : comptoirs, tables de restauration, banquettes, cloisons et meubles des points de réchauffage. Pour un restaurant d’entreprise, nous proposons aussi les équipements de cuisine, afin de répondre au projet dans son ensemble, en lien avec la société de restauration qui exploitera le lieu.

Le déjeuner est souvent la seule vraie coupure de la journée, et c’est pourtant l’heure la plus bruyante : grand volume, surfaces dures, chaises qui raclent, plateaux, conversations. Chacun hausse la voix pour se faire entendre, ses voisins aussi, et le niveau grimpe. Le Centre d’information sur le bruit décrit cet effet cocktail et classe un restaurant comme bruyant autour de 75 dB(A). On sort de table plus fatigué, et ce bruit s’ajoute à la surcharge cognitive de la matinée.
Pour l’aménagement d’une cafétéria d’entreprise, nous commençons par une étude acoustique, puis nous traitons le volume : plafond absorbant au-dessus des convives, panneaux muraux à hauteur des têtes, cloisonnettes entre les zones, patins sous les chaises. Le guide du CidB recommande d’absorber environ 60 % du plafond et vise un temps de réverbération de 0,6 à 1 seconde. Notre mobilier acoustique complète ce traitement.
Le calme passe aussi par le plan. Nous répartissons plusieurs ambiances dans la même salle : grandes tables pour déjeuner en équipe, tables pour deux près des fenêtres, banquettes enveloppantes ou alcôves pour se poser seul, lumière plus douce dans les coins de repos. Chacun choisit son niveau de calme.
Le réflexe : mesurez le bruit un jour de forte affluence avant de choisir le moindre siège. L’acoustique se règle au plafond et dans le plan, le mobilier vient ensuite parfaire l’ensemble.
Faites le test : passez dans votre cafétéria à 10 h, puis à 16 h. Une salle occupée deux heures par jour coûte cher au mètre carré. Les entreprises qui optimisent leurs surfaces regardent donc leur cafétéria comme leurs salles de réunion : un espace à faire travailler toute la journée. Elle devient tour à tour café du matin, lieu de travail informel, salle de plénière, de formation ou d’afterwork, voire lieu de réception pour un événement client.
Dans l’aménagement d’une cafétéria d’entreprise, ce changement d’usage se prépare dès le plan :
Cette réflexion rejoint celle de l’ensemble des locaux, que nous détaillons sur notre page aménagement de bureaux : moins de mètres carrés figés, plus d’espaces qui changent d’usage au fil des heures.
Fiches produits : la chaise de collectivité Bika et la table pliante sur roulettes Timmy Libro passent du déjeuner à la réunion en quelques minutes ; la banquette arrondie lounge Curva dessine un îlot de calme au cœur de la salle.
Pendant le service, chaque minute d’attente compte. Nous dessinons un sens de circulation : entrée, distribution ou réfrigérateurs, points de réchauffage, places, puis débarrassage et tri, sans croiser la file qui arrive. La zone de tri, placée au bout du parcours, reçoit les biodéchets à part : c’est au pic du débarrassage, quand tout le monde se lève en même temps, que l’on voit si elle a été bien dimensionnée.
La kitchenette, que la restauration appelle l’office, est l’espace de préparation et de rangement attenant à la salle. Elle se conçoit pour le pic de midi : plans de travail, éviers, réfrigérateurs, lave-vaisselle et rangements dimensionnés sur l’effectif. La cuisine de bureau CulinArt se module au centimètre près pour ces kitchenettes, en plus de vingt teintes.
Comme le local se nettoie après chaque repas, les matériaux se choisissent pour l’entretien : plateaux en stratifié compact ou en Fenix, assises qui s’essuient, piétements qui dégagent le sol, peu de recoins. Notre mobilier de cafétéria suit ces règles, jusqu’aux tables rondes comme la table ronde 120 cm Timber, qui réunit quatre à six personnes sans bout de table.

700 m² aménagés en trois mois, pendant les congés d’été, pour regrouper les équipes de deux usines sur un site industriel en activité.
Nous avons aussi mené l’aménagement d’une cafétéria d’entreprise pour :
Sièges sociaux, sites industriels, aéroport, hôtels, établissements publics : des contextes très différents, une même méthode.
Une cafétéria ferme rarement : les équipes doivent déjeuner chaque jour. Nous organisons donc le chantier autour du calendrier du site : intervention pendant une fermeture ou les congés, travaux par phases quand la salle reste ouverte, pose en soirée ou le week-end. Fabriquées dans notre usine, les pièces arrivent prêtes à poser, ce qui réduit le temps passé sur place.
Chaque projet suit notre méthode IDEA : immersion dans vos horaires, vos effectifs et vos contraintes, plans et vues 3D par notre bureau d’études aménagement, fabrication et coordination des corps de métier, puis suivi après l’ouverture. IDEA&KO, agence d’aménagement et fabricant de mobilier professionnel design et sur mesure, fondée à Lille en 2015, confie chaque cafétéria à un chef de projet dédié, du premier rendez-vous au SAV. C’est le principe de notre aménagement d’espaces clé en main.
Avant de parler plans et mobilier, cinq questions simples suffisent pour savoir où en est votre cafétéria :
Si deux réponses vous font hésiter, votre cafétéria a de la marge. C’est souvent ainsi que commencent nos projets : par un constat simple, partagé par ceux qui y déjeunent chaque jour.
Indiquez-nous votre effectif, le nombre de convives attendus, la surface disponible et la formule de restauration envisagée. Notre bureau d’études vous répond sous 48 h avec une première approche, sans engagement.
Le coin café sert la pause courte, au plus près des postes : une boisson, quelques minutes debout ou assis. La cafétéria accueille le repas, avec une place assise pour chaque convive, des points d’eau et de quoi conserver et réchauffer les plats. À partir de 50 salariés, le local de restauration est obligatoire ; un ou plusieurs coins café le complètent souvent dans les étages.
Oui, si la pièce s’y prête. Il faut une arrivée et une évacuation d’eau pour la kitchenette, une alimentation électrique suffisante pour les réfrigérateurs et les fours à micro-ondes, une ventilation qui évacue les odeurs, et une surface adaptée au nombre de convives. Nous vérifions ces points pendant l’étude, puis nous coordonnons les travaux techniques nécessaires avec nos partenaires, sous notre responsabilité.
Comptez en général 2 à 4 semaines pour l’étude et la validation des plans, davantage pour un grand site. La fabrication dans notre usine prend ensuite à partir de 7 à 10 jours sur nos modèles standards, et 2 à 4 semaines sur les pièces spéciales. La pose se cale sur le calendrier du site, souvent pendant une fermeture ou les congés, pour que les équipes continuent de déjeuner.
Nous pouvons prendre en charge l’ensemble. Nous concevons et fabriquons la kitchenette : plans de travail, rangements, meubles des points de réchauffage et comptoirs. Pour un restaurant d’entreprise avec cuisine sur place, nous proposons aussi les équipements de cuisine, et nous les coordonnons avec l’agencement de la salle et avec la société de restauration qui exploitera le lieu.
En leur offrant mieux que leur bureau : du calme, de la lumière naturelle si possible, des places pour déjeuner seul ou en groupe, un réchauffage sans attente et une salle propre à toute heure. L’enjeu concerne aussi l’employeur : le Code du travail interdit en principe de prendre ses repas dans les locaux affectés au travail.